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Docteur Jean-Georges Rozoy


Résumé des abréviations utilisées dans les articles : consulter la liste.

1999

Quentin Delille et Dr J.-G. Rozoy

LA TABLE DES FÉES



Historique de la recherche

"On conserve aux Archives des Ardennes (F. 6) copie d'une lettre adressée à Mr Duvivier par Mr Descarreaux, sous-inspecteur des forêts, qui ne laisse pas de doute sur la réalité d'une sépulture dolménique à Neuville (...) ". Tel est le début de l'article "Neuville-les-This" dans le mémoire du Dr Octave Guelliot "Le Préhistorique dans les Ardennes" paru dans la Revue Historique Ardennaise de 1902. Duvivier, comme les érudits ardennais le savent, était au milieu du XIX° siècle archiviste départemental et conservateur des Antiquités. Le Dr Guelliot donne ensuite quelques extraits de cette lettre et ajoute : "La pierre porte aujourd'hui le nom défiguré de Table des feuilles ou Table des feux ". A. Meyrac (1898, p. 397, 1900, p. 202), dont on sait qu'il ne vérifiait que bien rarement ses sources (et les nommait encore moins souvent) écrit "de nombreux ossements humains et de nombreux débris d'armures". Ce qui est en contradiction formelle avec les indications des Archives qui sont notre seule source : "çà et là des os humains sont trouvés " et "aucune médaille, aucune arme n'ont été trouvées ". Il y a sans doute eu confusion chez l'informateur de Meyrac avec d'autres trouvailles de la région, probablement celles du Mérovingien de Neuville-les-This (Séry 1974 et v. Rozoy 1993). D'après Pierquin (1909) le dolmen était à Haute-Ecogne. Lacroix et Gardez (1924) placent Neuville-les-This dans une liste de sépultures néolithiques, sans nommer le monument. Celui-ci est aussi cité par le Dr Bastin (1932) qui indique pour la date de la destruction : "vers 1820". Sur ces bases, l'un d'entre nous (J.-G. R.) avait en 1958, dans le cadre de son inventaire des données pré- et protohistoriques du département (Rozoy 1967), vainement cherché ladite pierre aux environs d'Ecogne. Il y avait bien une grosse dalle dans la vallée, à Basse-Ecogne, à 500 m au nord de la ferme d'Ecogne, au point coté 223,8 sur la carte au 1/20 000°, mais, bien qu'elle soit comme indiqué au bord d'un chemin, et même au point de départ d'un autre, elle ne répondait pas aux descriptions et il n'y avait pas trace de l'excavation. Un peu sauvage sur les bords, il n'avait pas été demander à la ferme si l'on connaissait la Table des Fées. Le cadastre Napoléon (1809-1811), examiné à la Préfecture (mais dans les cartons de Fagnon et de Neuville-les-This), ne figurait pas la pierre. Il avait donc fallu se contenter du nom de la commune et c'est sous cette indication vague que ce monument figure à l'inventaire que G. Bailloud (1964, p. 240) a dressé des tombeaux collectifs (qui ne sont pas tous des mégalithes) de la civilisation "Seine-Oise-Marne".

En 1997 l'un de nous (Q.D.), fils du boulanger du quartier, dut rédiger un mémoire de fin d'études (Delille 1997). Il choisit la possibilité d'un aménagement touristique d'un "pays". Sa famille étant originaire d'Ecogne depuis des générations (elle y est encore partiellement implantée), le terroir environnant, qu'il connaît bien pour y chasser, s'imposait. Venu consulter l'autre auteur sur ce mémoire, il lui apportait donc (entre autres bonnes choses) la solution tant cherchée quarante ans auparavant. La Table des Fées n'est pas dans la vallée, mais bien sur la hauteur, à moins d'un kilomètre à l'est du "Poteau de Froidmont", point haut (300 m) sur la route qui joint Charleville-Mézières à Thin-le-Moutier, via This et Neuville-les-This. La pierre est donc à plus de 3 km du village. Rendez-vous fut pris et nous allâmes, avec Colette Rozoy et David Nicolas, nettoyer cette dalle : enlèvement des ronces, de quelques arbustes, des mousses, brossage, photographies, relevé en plan du bloc et de son emplacement par rapport au chemin, à un fossé de limite et à deux bornes des cadastres ancien et moderne. Une nouvelle visite des mêmes, augmentés de Stéphane Lanher, récemment nommé secrétaire de mairie à Neuville-les-This, et de Jean-Pierre Pénisson, Président de la Société d'Histoire Naturelle des Ardennes, permit de préciser certains détails et de commencer l'étude géologique.

Un complément a consisté à vérifier aux Archives départementales la cote F.6 indiquée par le Dr Guelliot. Nous avons eu alors la surprise de constater que si cet auteur avait correctement rapporté, comme d'habitude, tout l'essentiel de l'affaire, il avait toutefois omis un détail amusant : la lettre adressée à Duvivier, archiviste et conservateur des antiquités, le 3 juin 1832, n'était pas au nom du seul "Descarreaux, sous-inspecteur forestier", mais de deux personnes : ce monsieur Descarreaux et un autre, "Dardonville, médecin" (probablement un "officier de santé", car il n'est pas mentionné de doctorat). La Table des Fées et plus généralement les mégalithes et les sépultures collectives néolithiques des Ardennes doivent vraiment beaucoup au corps médical ! Dardonville assiste au déplacement de la Table des Fées, reconnaît les os, et signe la lettre de déclaration, Guelliot exhume des archives le souvenir de la fouille, et l'un de nous, médecin aussi, la retrouve. Si l'on pense que la sépulture collective en fosse de Liry, qui joue sur la craie sans pierres le rôle d'un mégalithe, a été découverte par le Dr Henrot (1882), que le dolmen de St Marcel doit au Dr Bastin (1932) d'avoir été sauvé par transport au Musée de Charleville, que les menhirs du Clocher à Giraumont et de la Pierre Roland à Anchamps ont été signalés par ce même Bastin, que l'allée couverte de La Ganguille (Rozoy 1960, 1963) a été découverte par l'un de nous, ainsi que la nécropole collective du Nichet-2 à Fromelennes (Masset et Rozoy 1998), il n'y a que le souvenir du dolmen de Rumigny, décrit par Edouard Piette (1870), qui ait été sauvé par un non-médecin. Nous transcrivons ci-après les passages essentiels de la lettre de Descarreaux et Dardonville, en en respectant l'orthographe et la ponctuation. Il faut noter toutefois que le Dr Guelliot, qui s'y connaissait, parle d'une copie de cette lettre. Cela semble confirmé tant par les annotations en marge que surtout par la terminaison abrupte du document, en bas de la seconde page, et la présence à la suite d'une feuille blanche qui aurait dû, vraisemblablement, recevoir copie de la fin habituelle de ce genre de communication : formules de politesse et de salutations, protestations de dévouement du fonctionnaire au service de l'Etat, et signatures. Notons encore que cette correspondance, bien qu'elle n'en fasse pas état, se plaçait dans le cadre des instructions données par l'Etat dès 1820 (d'où la date indiquée par le Dr Bastin), sous forme d'une circulaire du préfet Harmand, pour le recensement des antiquités et monuments. D'autres documents du même recueil et d'autres sources en font état (Guelliot 1902, Rozoy 1991).

"MM. Descarreaux, sous-inspecteur forestier,
et Dardonville, médecin
23 juin 1832"

(...) (au début, longues considérations sur l'habitude attribuée par le scripteur aux Romains de fournir au moindre petit chef un tombeau somptueux).

"M. Descarreaux observa (...) une masse de pierres qui ne lui parut point être l'oeuvre exclusif de la nature (...) la principale pierre est appelée table des fées (...). Il fait creuser autour et remarque que cette pierre pesant environ 25 000 est posée sur d'autres pierres plates plantées verticalement dans la terre et sur un plan de 9 à 10 pieds de long (...) ils déplacent la table dite des fées. sa largeur était de 5 pieds, sa longueur de six et son épaisseur de Deux. Une fois enlevée, on creuse et on remarque une excavation de 5 pieds de largeur sur 9 de longueur, bordée à droit à gauche et à ses deux extrémités de pierres plates, implantées verticalement dans le sol. La terre qui remplissait cette excavation est enlevée avec soin et ça et là des os humains sont trouvés. Alors plus de doute sur l'existence d'un tombeau : sa plus grande dimension était de l'ouest à l'est, sa profondeur était seulement de 4 pieds."
"aucune médaille, aucune arme n'ont été trouvés. Les os dont nous avons parlé étaient tous altérés, on n'a pu seulement reconnaître qu'une astragale (un des os ronds qui composent le pied) et quelques fragments d'os longs très friables. on a encore trouvé ça et là quelques morceaux d'urne dont la composition était de terre cuite de couleur de brique."

Nous devons nécessairement penser qu'il y a eu des fautes de copie, soit lors de l'envoi, soit plus probablement à l'arrivée dans le service de Duvivier. En effet, les dimensions indiquées pour la pierre ne correspondent pas à celles de l'excavation qu'elle recouvrait, semble-t-il, en entier (dans le cas contraire le descripteur l'eût signalé) : une longueur de six pieds ne peut couvrir une excavation de 9 pieds. Et nous savons bien (aujourd'hui) que les tables mégalithiques dépassent toujours largement les dimensions de la chambre qu'elles recouvrent. La longueur indiquée était plus probablement de seize pieds, ce qui correspondrait sensiblement à nos mesures : 4,20 m, surtout si l'on compte que nos sondages au moyen d'une tige de fer ont pu ne nous assurer que d'une partie de l'extrémité enfouie. De même, la largeur de 5 pieds est dite la même que celle de la chambre, or il faut compter avec l'épaisseur des supports et avec le débordement. On arrive alors aux dimensions que nous avons constatées : la largeur dépasse nettement 2 m. Comme le côté est est pris sous les souches de deux gros arbres, nous n'avons actuellement pas pu préciser plus. En outre, le poids indiqué de "25 000" (livres, probablement) ne correspond pas aux dimensions : on n'arrive qu'à 6,6 tonnes (13 000 livres). Si l'on rétablit la longueur à 16 pieds, on arrive à 17,5 tonnes, soit environ 35 000 livres, pour les 25 000 indiquées (à 15 pieds de long, on arrive à 16,5 tonnes, soit 33 000 livres, et à 14 pieds de long, ce qui correspond au mieux avec nos mesures, on trouve 15 tonnes, soit 30 000 livres). De toutes façons, il est évident que rien n'a été mesuré, mais qu'il s'agit d'estimations à vue, et que le calcul a été fait ensuite sur la base de ces estimations. Nous avons ici retenu, en fonction de la nature de la pierre, une densité moyenne de 3, mais en 1832 on ne l'a certainement pas identifiée selon sa nature géologique et on a probablement tablé sur une densité plus banale de 2,5. Il ne faut toutefois pas critiquer ces braves gens qui étaient très en avance sur leur temps. Bien d'autres ont détruit (notamment en construisant l'ancienne route de Paris via Jandun, pour laquelle on a ramassé les grès de Stonne parsemant la région), et n'ont rien signalé. A noter aussi l'emploi des pieds et des livres, trente ans après la création des unités métriques internationales par la Révolution française. Le "Dictionnaire de la conversation" de 1837 indique pour la livre "moderne" : 500 grammes, et pour le pied (donné comme tout-à-fait périmé), 3 pieds et quelques lignes dans un mètre.

Description de l'état actuel

La Table des Fées est dans la Forêt de Froidmont, à 3 250 m au sud-ouest de l'église de Neuville-les-This et à 750 m à l'est (un peu nord) du poteau de Froidmont, coordonnées Lambert I : x = 761 100, y = 226 800, z = 285 (le plateau est à 300 m). Elle est en bordure ouest, mais à l'extérieur, du Bois des Ivis, à 110 m au sud-sud-ouest de la borne cadastrale qui marque son extrémité nord-ouest et à 40 m au nord d'une autre borne (marquée 6) sur un trait à son angle sud-ouest. Elle repose sur les marnes du Bathonien moyen recouvertes localement de "limon des plateaux", mais à proximité immédiate d'un placage d'argile wealdienne (à l'est).

Les faits saillants dans l'environnement immédiat de la Table des Fées sont un chemin un peu creux (donc ancien) et un fossé de limite, lui aussi ancien, celui-ci séparant la pierre du Bois des Ivis. Ces deux éléments sont sensiblement nord-sud et suivent en ce point la ligne de plus grande pente de la colline, en convergeant vers le bas (au sud). Entre le chemin creux et le fossé existe une bande plus haute de 1 à 2 m que le chemin. La dalle est incluse dans cette banquette. A la limite de celle-ci et du terrain surélevé ont poussé deux gros hêtres, l'un est mort et penche au-dessus du chemin. Le rejet des matériaux du fossé sur le côté est de celui-ci a créé un talus de plus d'un mètre de haut. Fossé et chemin sont, au niveau du monument, distants de 6 m. La pierre est entre les deux structures, plus près du chemin que touche son extrémité nord-ouest enfouie sous un peu de terre (on l'a perçue en sondant avec une tige de fer), et à 3 m du fossé. Au sud de la pierre cette bande surélevée n'existe plus, remplacée sur environ un mètre par un espace plat de niveau avec le chemin et le fossé : il s'agit probablement de l'excavation provenant des fouilles de 1832. Plus au sud, la banquette domine encore le chemin de 50 à 60 cm. Il ressort de ces observations que si c'est bien le fossé qui marque la limite communale (et cantonale) entre Neuville-les-This et Thin-le-Moutier, la pierre n'est pas à Neuville, mais à Thin-le-Moutier. Si par contre c'est le chemin qui forme la limite, la pierre est bien à Neuville. Le fossé fait à 20 m au nord de la pierre un angle d'environ 130-135 degrés. Il y a une borne très ancienne (en minerai de fer) sur le revers ouest du fossé à 50 m au nord de la pierre, et la borne cadastrale moins ancienne en calcaire à l'angle nord-ouest du Bois des Ivis (sise 3,70 m à l'est du fossé) est à 110 m au nord-nord-est de la pierre. (voir le plan joint établi par David Nicolas dans le cadre de son Service national). Nous sommes retournés au cadastre pour examiner celui (rénové récemment) de Thin le Moutier, mais la pierre n'y apparaît pas plus que sur celui de Neuville. La limite semble bien être constituée par le chemin, la pierre serait donc bien à Neuville, mais à peine à un mètre près. Nous connaissons d'ailleurs plusieurs autres grosses pierres de l'ordre de 1 m et plus, dont une encore debout et les autres abattues, situées exactement sur les limites de Thin-le-Moutier. Il est évident que c'est là le travail des moines qui jadis ont borné solidement leur territoire. Il est très vraisemblable que cette très grosse dalle préexistante, très difficilement déplaçable à l'époque, aura servi de repère intégré dans la chaîne des grosses bornes installées. Dans ce cas, elle serait par définition juste sur la limite originale.

La Table des Fées est en "caillou de Stonne", un grès siliceux tertiaire résiduel très dense, très cohérent, impossible à tailler, que l'on peut trouver à faible distance, toute la région en comporte, en principe sur les hauteurs, mais beaucoup de dalles ont glissé sur les pentes et on en voit donc jusqu'au fond des vallées. Nous en avons remarqué d'autres dalles ou blocs plus petits sur les chemins parcourus depuis le poteau de Froidmont pour atteindre le monument, ainsi que des dalles calcaires bathoniennes et aussi des blocs de minerai de fer tombés des charrois. On remarque en effet, un peu au nord de la dalle, à l'est du chemin, plusieurs excavations, traces d'anciennes minières de fer à ciel ouvert. La dalle subsistante de ce monument est nettement inclinée du sud vers le nord, où son extrémité s'enfonce sous le sol actuel, donc à contre-pente. Cette position anormale, nous a fait remarquer J.-P. Pénisson, laisse penser qu'après son déplacement par les ouvriers de Descarreaux (vraisemblablement vers la pente, donc au sud) et la fouille sommaire de la chambre elle a pu glisser à nouveau et se retrouver presque en position d'origine, quoique dans l'autre sens : elle est maintenant presque nord-sud, la description de 1832 la dit est-ouest. Elle mesure plus de 4 m de long et plus de 2 m de large, son épaisseur (irrégulière) est de 0,65 m à l'extrémité sud seule entièrement dégagée du sol, et apparemment plus dans le milieu. On peut donc évaluer son volume à au moins 6,5 m3 et son poids à au moins 19 tonnes. En effet, la densité du caillou de Stonne est très proche de 3. Ces dimensions sont analogues à celles des tables de l'allée couverte de La Ganguille à Giraumont (St Marcel, Rozoy 1960, 1963), à quelques kilomètres de là, elles aussi en "caillou de Stonne", mais dans une variante légèrement différente. Les éléments du dolmen de St Marcel "Entre deux rus" (déplacé dans les années 30 au Musée de Charleville) sont aussi en grès de Stonne. Nous n'avons pas perçu les orthoststats décrits par Descarreaux et Dardonville, aucune autre pierre n'apparaît actuellement à la surface et nous nous sommes bien gardés de fouiller sans autorisation, même sur quelques centimètres. Il serait certainement possible de reprendre une fouille pour identifier dans le sol les structures du monument de la Table des Fées et peut-être retrouver des éléments archéologiques ayant échappé en 1832. Une telle opération serait délicate car il faudrait apprécier, par des nuances dans ce sol argileux, ce qui résulte des travaux du XIX° siècle et les traces de la présence de dalles enlevées ou déplacées. Cela ne pourrait avoir lieu que sous la direction d'un spécialiste des sépultures collectives du Néolithique, mais l'équipe locale pourrait lui apporter une aide très appréciable.

Bibliographie

BAILLOUD (G.) - 1964 - Le Néolithique dans le Bassin parisien. II° supplément à "Gallia-Préhistoire", Paris, C.N.R.S., 27 cm, 396 p., VII pl. h.t.

BASTIN (Dr A.) - 1932 - Découvertes préhistoriques dans le département des Ardennes. Bulletin de la Société Préhistorique Française n° 2 , p.105-109.

BASTIN (Dr A.) - 1933 - Les mégalithes de St Marcel. La Grive, avril 1933 (Archives des Ardennes, Mézières).

DELILLE (Q.) - 1997 - Aménagement de la vallée d'Écogne et de ses alentours. Mémoire de fin d'études, Institut d'Enseignement Supérieur Technique de l'Etat, 87 rue de l'Institut, B 6808 Izel sur Semois, prov. du Luxembourg, Belgique. (Consultable aux Archives des Ardennes).

GUELLIOT (Dr O.) - 1902 - Le Préhistorique dans les Ardennes. Revue Historique Ardennaise, tome neuvième, p. 261-299.

HENROT (Dr A.) - 1882 - Liry - Ossuaire néolithique. Bulletins de la Société d'Anthropologie de Paris, p. 593-595 et 602. Voir aussi Guelliot 1902 et Rozoy 1967.

LACROIX (L.) et Gardez (H.) - 1924 - Article au Bulletin de la Société Archéologique Champenoise, p. 54.

MASSET (C. et M.) et ROZOY (C. et Dr J.-G.) - 1998 a - Le Nichet-2 à Fromelennes (Ardennes). Colloque spéléologique de Fromelennes - juin 1997, sous presse.

MASSET (C. et M.) et Rozoy (C. et Dr J.-G.) - 1998 b - Le Nichet-2 à Fromelennes (Ardennes). Colloque de Valenciennes, sous presse.

MEYRAC (A.) - 1898 - Villes et villages des Ardennes, 600 p.

MEYRAC (A.) - 1900 - Géographie des Ardennes, 800 p.

PIERQUIN (L.) - 1909 - Article au Bulletin de la Société Préhistorique Française, p. 35.

PIETTE (E.) et FERRY (de -) - 1970 - Sépulture polyandrique de l'Hopitât près Rumigny (Ardennes) Matériaux pour l'Histoire primitive et naturelle de l'Homme, 6° année, 2° série, p. 187-194.

ROZOY (Dr J.-G.) - 1960 - L'allée couverte de Giraumont. Etudes Ardennaise 23, p. 21-25.

ROZOY (Dr J.-G.) - 1963 - L'allée couverte de La Ganguille à St Marcel (Ardennes). Bulletin de la Société Préhistorique Française LX, 9-10, p. 612-622.

ROZOY (Dr J.-G.) - 1967 - Inventaire préhistorique du Département des Ardennes. Manuscrit, chez l'auteur, 1200 p.

ROZOY (Dr J.-G.) - 1991 - La Préhistoire ardennaise. Historique et bibliographie ancienne (avant 1955). Revue Historique Ardennaise, p. 177-193.

ROZOY (Dr J.-G.) - 1993 - Bibliographie récente d'Archéologie historique des Ardennes. L'Archéologie ardennaise, bulletin du C.A.R.A. n° 3, p. 85-93.

SERY (Abbé J.) - 1974 - Ensembles archéologiques mérovingiens de la région ardennaise 3. Le cimetière de La Forge Maillart à Neuville-les-This. Revue Historique Ardennaise IX, p.21-54.

Légendes des illustrations

Fig. 1 - Situation de la Table des Fées à la limite de Neuville-les-This et de Thin le Moutier.

La limite administrative suit le chemin, la Table est donc à Neuville. Mais si initialement la limite était formée par le fossé, elle était donc jadis à Thin, ou tout au moins juste sur la limite.

Fig. 2 - La Table des Fées en cours de nettoyage.

Quentin Delille, David Nicolas et Jean-Georges Rozoy en train de débroussailler. Le hêtre (vivant) devant David est à moitié sur la dalle, l'autre est en plein dessus - ce qui ne lui a pas porté chance, il en est mort, sans doute à l'occasion d'un sécheresse. Derrière Quentin, on voit la sonde qui a permis de délimiter approximativement les parties enfouies.


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