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Docteur Jean-Georges Rozoy


Résumé des abréviations utilisées dans les articles : consulter la liste.

1971

Dr J.-G. Rozoy

TARDENOISIEN ET SAUVETERRIEN



RESUME

Le Tardenoisien, le Sauveterrien et d'autres cultures épipaléolithiques de France, de Belgique et de l'Ouest de la Suisse sont ici classifiées à partir de l'industrie lithique, seule intégralement conservée. Ce travail utilise presque exclusivement des gisements datés ou clos, ou tout au moins bien limités, et se fonde sur une étude qualitative et quantitative de la totalité des silex (y compris un nouveau tri des « déchets ») selon la méthode exposée précédemment, dérivée de celle du Pr F. Bordes. Il en résulte une remise en ordre d'ensemble de l'Epipaléolithique (« Mésolithique ») ; en particulier, les termes : Tardenoisien et Sauveterrien sont restreints à des cultures définies régionalement et chronologiquement.

Cette étude est consacrée à une classification, encore incomplète, des groupes épipaléolithiques franco-belges. Faute de la conservation d'autres vestiges dans la plupart des stations, cette classification se fonde essentiellement sur la typologie lithique.

L'auteur ne pense absolument pas qu'une telle classification constitue l'essence ou le but de la recherche préhistorique. Elle n'est qu'un moyen, qui devra être dépassé. Les fins de la science préhistorique sont, d'une part, la reconstitution du mode de vie de nos ancêtres (et, lorsque cela est partiellement possible, de leur mode de pensée) ; d'autre part, l'étude de l'évolution des groupes humains et de leurs relations entre eux et avec le milieu, étude qui ouvre quelques perspectives sur l'évolution (biologique ou culturelle) de notre espèce, sur sa nature et sur son déterminisme. Mais ces buts ne peuvent être atteints ni approchés par une étude de « l'homme préhistorique » en général, qui présupposerait l'unicité et l'invariabilité de « la nature humaine ». Il nous faut donc bien classifier, et, faute de connaître (jusqu'à présent) les techniques de chasse ou de production, l'organisation sociale ou les croyances, classifier à partir de ce que nous avons, pour pouvoir ensuite comparer.



Hypnotisés par ce « fossile directeur » très vague et très approximatif que sont les « microlithes géométriques », les préhistoriens ont trop longtemps dénommé Tardenoisien toute industrie comportant ces objets (ou tout mélange d'industries dans les gisements de surface), sans discrimination aucune relative aux outils d'accompagnement, souvent les plus nombreux, ni aux variétés très diverses d'armatures microlithiques. On a ainsi décrit du « Tardenoisien » en Angleterre, en Allemagne, en Pologne, et jusqu'en Ukraine (Taté, 1885 ; De Mortillet, 1885-1896 ; Barrière, 1956). Seul a résisté dans un premier temps le Maglemosien, grâce aux haches, autre fossile directeur peu abondant, mais impressionnant. L'individualisation du Sauveterrien au Sud du Massif Central (Coulonges, 1931, 1935, 1954), heureuse par elle-même, a encore ajouté à la confusion parce que ses couches supérieures contenant des trapèzes ont été décrites comme tardenoisiennes. L'identification du Tardenoisien aux trapèzes, et réciproquement, n'est aucunement conforme à la situation réelle et constitue une grossière erreur de méthode. De même, l'identification du Sauveterrien aux microlithes pygmées, et réciproquement.

LE TARDENOISIEN.

Il est indispensable de redéfinir le Tardenoisien comme étant l'ensemble des industries à armatures microlithiques trouvées dans le Tardenois, ainsi que toutes industries qui leur sont suffisamment identiques qualitativement et quantitativement. On distinguera au sein du Tardenoisien ainsi défini deux faciès principaux, l'un sans trapèzes ou plus exactement à rares trapèzes atypiques (fig. 1 et 2), l'autre avec trapèzes typiques en nombre variable (fig. 3 à 5).

Dans le faciès sans trapèzes (fig. 1) existe un équilibre approximatif entre plusieurs groupes d'armatures : pointes à base non retouchée (n° 21-26), segments de cercles (n° 27-32), triangles (n° 33-40), pointes à base retouchée (n° 41-49) avec parfois des lamelles à bord abattu (n° 18-20). Le procédé de section oblique sur enclume est utilisé de façon extensive, produisant comme déchets des « microburins » trouvés en nombre généralement supérieur à celui des armatures, mais très inférieur à celui qui caractérise un groupe encore mal individualisé de la vallée de la Loire (Beaugency) (Nouel, 1963).

Le débitage des lamelles est du style de Coincy (Rozoy, 1968 d).

Le style des armatures est très beau, très régulier, très mince. L'industrie d'accompagnement, peu abondante, comprend surtout des outils sur lamelles (nos 8 à 17) avec peu de grattoirs et de burins et présence de « pièces émoussées » (Rozoy, 1968 c) (fig. 2, n° 9).

Le faciès avec trapèzes (fig. 3-4) est fait sur lames et lamelles du style de Montbani, qui est plus régulier (Rozoy, 1968 d), avec présence de lames et lamelles à retouches latérales partielles irrégulières (lames et lamelles Montbani) (Rozoy, 1967 b). Les armatures du faciès sans trapèzes sont présentes, principalement les triangles (fig. 4, n° 13-14) et pointes à base retouchée (n° 19-20). Les trapèzes (n° 21-30), nombreux, sont à grande troncature rectiligne, la concavité de la petite troncature est faible ou nulle. Les outils communs sont qualitativement les mêmes que dans le faciès sans trapèzes (n° 1-11), il y a plus de grattoirs (n° 1 à 3) et surtout la présence des lames et lamelles Montbani (n° 31-39). Dans une variante tardive de ce faciès (Allée Tortue, fig. 3) (Parent, 1967), les armatures autres que les trapèzes sont presque totalement absentes, tandis que les lames et lamelles Montbani composent la moitié (ou plus) de l'outillage. La section oblique sur enclume est toujours employée aussi extensivement, en particulier pour les troncatures obliques des trapèzes (mais pas pour les troncatures transversales).

Dans les environs de Paris existent de nombreux gisements de l'un et l'autre faciès, dont l'analogie étroite avec l'industrie éponyme (fig. 2) permet l'attribution au Tardenoisien vrai. Les faciès pygmées sont fréquents (St-Pierre, Daniel, 1946), et, au Sud de la Seine, les trapèzes asymétriques ont la grande troncature exposée à gauche (fig. 7), au contraire de ceux du Tardenois où la majorité l'ont exposée à droite (fig. 3-4). Des localisations d'outillages se rencontrent, qui affectent essentiellement les rapports numériques entre l'ensemble de l'outillage commun et l'ensemble des armatures, plus que ceux entre groupes d'armatures ou entre groupes d'outils communs. Ces faits obligent à accorder une très grande importance aux questions qualitatives du style de l'outillage et du style de débitage.

Faute de gisements en stratigraphie dans le Bassin parisien, et en raison des difficultés de datation dans les milieux sableux (Vogel et Waterbolk, 1967), la position chronologique respective de ces faciès ne peut encore être affirmée que par référence aux gisements néerlandais (Bohmers et Wouters, 1956 et 1961), allemands (Gumpert, 1933 a et b - Taute, 1967 - Jägerhaus), suisses (Bandi, 1963 - Egloff, 1965, 1966, 1967 - Lüdin, 1960), rhodaniens (Vilain, 1966), provençaux (Escalon, 1959, 1960, 1966, 1967) et aquitains (Coulonges, 1935 - Lacam, Niederlander et Valois, 1944 - Barrière 1965 et Barrière (à paraître), où l'on sait que les couches à trapèzes typiques sont plus récentes que celles qui n'en contiennent pas. Toutefois, plusieurs datations concordantes, notamment celle de Montbani II (gisement sans trapèzes typiques) : 6110 ± 350 A. C, confirmée par une couche de noisettes sans industrie qui lui est superposée (5310 ± 350 A. C.) (Parent 1966), et celle de la Saisonnière II (6240 ± 190 A. C.) (Parent, 1969), placent le faciès sans trapèzes typiques au Boréal, comme dans ces diverses régions, et malgré certaines datations discordantes encore mal expliquées (Hinout, 1965, 1967 - Sauvage, 1968). Certaines concordances typologiques (armatures de type danubien) attestent des contacts avec le Danubien pour le faciès de l'Allée Tortue (Parent, 1967), et enfin à Belloy-sur-Somme (recherches personnelles de l'auteur), trapèzes, armatures de type danubien et lames et lamelles Montbani se trouvent dans la couche danubienne, mais ont disparu à la S.O.M.

On peut donc placer le faciès sans trapèzes typiques au stade moyen de l'Epipaléolithique, le faciès de Montbani étant le stade récent et celui de l'Allée Tortue le stade final.

L'analyse statistique montre une étroite corrélation pour les gisements du Tardenoisien moyen (fig. 5) : faible développement de l'outillage commun, qui est surtout représenté par les outils sur lamelles du 6e groupe, forte importance des groupes d'armatures autres que les trapèzes (7e au 12e groupes), absence presque totale des lames et lamelles Montbani. La concavité vers le bas de la partie caractéristique du graphique est bien marquée.

Au Tardenoisien récent (fig. 6) le graphique change d'allure par suite du développement des trapèzes et des lames et lamelles Montbani : inversion de la concavité par la réduction (Montbani, Parc) puis la disparition (Allée Tortue) des armatures qui caractérisaient le stade moyen. Les pointes à base non retouchée et les segments (7e et 8e groupes) diminuent avant les triangles et les pointes à base retouchée. A l'Allée Tortue, les lames et lamelles Montbani constituent plus de la moitié de l'outillage comme à Birsmatten, horizon 1 (fig. 23) et à Baulmes, couche de mésolithique supérieur (fig. 27).

Bibliographie : Daniel - Giraud, Vacher et Vignard - Parent - Rozoy, 1970 a et b - Barrière, 1956 - Hinout - Sauvage - Salomonsson.

«LE» SAUVETERRIEN (fig. 8 à 10).

Au Sud du Massif Central, « le » Sauveterrien, connu dans plusieurs gisements stratifiés (Coulonges, 1935 - Lacam, Niederlander et Valois, 1944 - Barrière, 1965 - Barrière, en préparation) présente des stades ancien et moyen, sans trapèzes, suivis d'un stade récent avec trapèzes et lames et lamelles Montbani. Les microlithes sont pygmées (fig. 8) avec forte prédominance des triangles (nos 5 à 16) dans les stades ancien et moyen. Les trapèzes (fig. 8, n° 19-22) sont en majorité asymétriques, à grande troncature concave et sont toujours latéralisés à gauche. La section oblique sur enclume est employée assez largement, mais moins que dans le Tardenoisien : le nombre des microburins reste inférieur à celui des microlithes, donc une partie seulement des troncatures a été faite par cette méthode, dont l'usage semble diminuer avec le temps.

Le style de débitage est à Rouffignac (fouilles Barrière) (Barrière, 1965 - Barrière, en préparation) très différent (Rozoy, 1968 d et fig. 9) de celui de Coincy, qui est présent cependant pour les lamelles et les microlithes. Les outils communs, beaucoup plus abondants que dans le Tardenoisien, sont dominés par les couteaux à dos (fig. 9, n° 7-8) et les outils sur lame dans le Sauveterrien ancien, par les éclats épais retouchés dans la couche moyenne, par ceux-ci et par les lames et lamelles Montbani dans la couche supérieure à trapèzes. Celle-ci ne peut en aucun cas être désignée comme tardenoisienne car les trapèzes, peu abondants, sont presque exclusivement des trapèzes du Martinet (G.E.E.M., 1970) à grande troncature concave (fig. 8), et donc ne sont pas des mêmes types (et de loin) que ceux du Tardenois, ni d'ailleurs les autres armatures subsistantes (essentiellement des triangles pygmées), tandis que les lames et lamelles Montbani sont faites sur lames et lamelles du style de Coincy, ce qui est extrêmement rare dans le Bassin parisien (toutefois, le style de Montbani semble apparaître dans des gisements plus tardifs).

Le style de l'outillage est donc entièrement différent, de même que la nature et les proportions des outils. Parallèlement, il ne peut être question de qualifier sauveterriens les outillages du Bassin parisien qui, s'ils sont parfois pygmées, n'ont ni le même style, ni les mêmes outils, ni les mêmes proportions que le Sauveterrien ancien ou moyen (puisque l'une des caractéristiques du Tardenoisien sans trapèzes est l'équilibre entre divers groupes d'armatures, tandis que dans le Sauveterrien les triangles l'emportent de très loin).

Il y a par contre une excellente continuité du Sauveterrien moyen au Sauveterrien à trapèzes, tant par l'outillage commun (abondant et denticulé) que par les armatures (triangles pygmées), et surtout du fait que les lames et lamelles Montbani apparaissent dès la couche moyenne. La séquence de Rouffignac, confirmant et précisant celle voisine du Martinet, a fourni des datations cohérentes par le radiocarbone, allant de 7200 A. C. (couche 5 b) à 5810 (couche 3) (Barrière, 1965). Il subsiste donc un hiatus entre l'Azilien (daté à l'épisode d'Allerôd) et le Sauveterrien ancien. Ce hiatus paraît comblé dans d'autres gisements en cours de fouille (Coulonges, 1965).

Les faciès à triangles sont retrouvés sur le Causse dans une fouille en cours (Champagne et Espitalié, 1970) et à St-Laurent-Médoc (Ferrier, 1936 et fig. 8), avec cette particularité que l'outillage commun, si abondant à Rouffignac, manque presque complètement, peut-être en relation avec l'éloignement des sources de silex. Ce fait est parallèle à ceux observés dans le Tardenoisien (localisations d'outillages). La partie supérieure de la séquence est perturbée à Rouffignac par des sépultures néolithiques qui ont remanié localement les couches plus anciennes, phénomène fréquent dans la région. Il est, de ce fait, difficile de préciser les rapports du Sauveterrien récent avec les cultures néolithiques, mais l'existence au Cuzoul de Gramat (Lacam, Niederlander et Valois, 1944) et au Martinet (Coulonges, 1935) d'armatures microlithiques très évoluées au-delà du trapèze du Martinet indique une persistance et une évolution du Sauveterrien final au cours du cinquième et peut-être du quatrième millénaire, tant que le Néolithique n'aura pas occupé massivement le terrain. Par contre, les cultures néolithiques connues dans la région ne paraissent pas dérivées, même en faible partie, des industries lithiques sauveterriennes.

Bibliographie : Barrière, 1956 - Barrière (à paraître) - Champagne et Espitalié (à paraître) - Coulonges - Lacam, Niederlander et Valois - Ferrier.

La Baume de Montclus

A la Baume de Montclus (Gard) (Escalon, 1959, 1960, 1966, 1967) (fig. 11), il existe une remarquable continuité de la séquence « sauveterrienne », continuité qui peut être rattachée au Paléolithique supérieur et qui, à Châteauneuf-lez-Martigues (Escalon, 1966, 1967), se prolonge dans le Cardial ancien : celui-ci apparaît comme un « Sauveterrien » (Castelnovien) néolithisé, ayant gardé son fonds d'outils communs, tandis que les armatures évoluent plus rapidement. Il reste à préciser dans quelle mesure on peut admettre que Rouffignac et Montclus appartiennent bien à la même culture. L'outillage commun paraît analogue, mais est difficile à comparer parce que Montclus est un site à localisation d'outillage où il y a presque uniquement des armatures. Montclus présente des triangles très effilés (fig. 11, nos 1 à 11) connus également dans divers gisements du Causse (Les Salzets : Maury, 1967) et des trapèzes à deux troncatures concaves (fig. 11, nos 22-23), ceux-ci retrouvés à Châteauneuf. Ces armatures n'existent pas à Rouffignac, toutefois les cultures paraissent plus proches l'une de l'autre, à chaque moment de la séquence, que du Tardenoisien.

Bibliographie : Escalon - Maury.

Dès lors, il ne peut plus être question de migrations de populations, et l'on a même du mal à retrouver des migrations de types d'outils : on trouve plutôt des parallélismes, chaque culture ayant adapté à sa manière différentes idées : le trapèze, les retouches Montbani sur les lames et lamelles de divers styles, les retouches inverses plates sous les armatures (retouches liées probablement à un type d'emmanchement), etc.

Toutefois, il est possible de suivre une propagation des lames et lamelles Montbani du Sud au Nord dans la moitié nord de la France, des retouches inverses plates du Nord au Sud dans la même région ; d'autres exemples seront probablement à découvrir.

La prise en considération de l'ensemble des outillages, du style de ceux-ci, et des différences entre types d'armatures microlithiques (Rozoy, 1967 à 1970 - G.E.E.M., 1970), entraîne une révision fondamentale de nos classifications de l'Epipaléolithique (« mésolithique »). On reconnaîtra désormais, dans celui-ci, des cultures présentant des caractéristiques analogues à celles des cultures paléolithiques : composition définie de l'outillage, qui présente, dans un même stade, une assez bonne stabilité et certaines analogies avec des cultures voisines ; évolution de chaque culture avec transformations progressives et remplacement de certains outils par d'autres.

Outre le Tardenoisien (divisé en un stade moyen et un stade récent) et le Sauveterrien (ancien, moyen et récent), ce dernier probablement destiné à une bi- ou tripartition, les groupes suivants, dont la liste est loin d'être exhaustive, peuvent déjà être individualisés en l'état actuel de la recherche :

Groupe breton (fig. 13 à 17).

Proche du Tardenoisien, au moins à un certain stade, notamment par les outils communs (outils sur lamelles du 6e groupe) (fig. 15, nos 27 à 50), et le débitage, voisin du style de Coincy, mais le style des microlithes est différent, plus irrégulier, plus heurté (ceci n'a rien à voir avec le manque de silex) (fig. 13, n° 7, 25).

La section oblique sur enclume est moins employée, et les microburins sont donc moins nombreux ou parfois manquent complètement, surtout dans les gisements à trapèzes abondants. La pointe du Tardenois et les segments sont presque totalement absents, il y a généralement un fort déséquilibre entre les groupes d'armatures avec prédominance des triangles isocèles (Kerjouanno, fig. 15, n° 15 à 26), puis des trapèzes, qui sont à deux troncatures concaves (fig. 15, n° 5-6), et, lorsqu'ils sont abondants, sont alors accompagnés de triangles scalènes à petit côté concave (Téviec, Hoedic (fig. 13), Ty Nancien), presque à l'exclusion de tout autre type. Le débitage Montbani n'apparaît guère, les lames et lamelles Montbani sont rares même là où les trapèzes abondent (Téviec, Hoedic : Péquart, 1934-1954 ; Ty Nancien, Ty Lam, recherches en cours par l'école de Rennes sous la direction de P.-R. Giot) (Giot, 1967).

Les gisements paraissent d'autant plus différents du Tardenoisien qu'il y a plus de trapèzes : évolution divergente. Une datation radiocarbone a été obtenue pour Hoedic (gisement à trapèzes) : 4625 ± 350 A.C. (Rollando, 1966 - Giot, 1966) (Gif, 227).

L'amas de coquilles de la Pointe de la Torche, régulièrement surveillé par M. P.-R. Giot, a fourni, outre les lames tronquées des récoltes anciennes (fig. 14, n° 1-7), quelques trapèzes (n° 4) et quelques lames et lamelles Montbani (n° 9 à 11) dont le style de débitage se rapproche de celui de Montbani, sans y parvenir, malgré l'emploi d'un excellent silex. Deux dates radio-chronologiques ont été obtenues pour ce gisement du stade récent (et sans doute final, vu la présence de la retouche Montbani : 4000 ± 80 A. C. (sur matières organiques, GRN 2001, Giot, 1963) et 3480 ± 400 A.C. (sur carbone trié, Gif-sur-Yvette, Giot, 1965). Ces dates confirment l'antériorité des trapèzes par rapport au Néolithique, tout au moins en ce qui concerne leur apparition, leur évolution peut, ici également, être parallèle à celle d'un Néolithique ancien n'occupant que très partiellement le terrain. Les travaux de M. Giot et de l'Ecole de Rennes fourniront sans doute d'ici à quelques années une documentation (y compris stratigraphique) de tout premier ordre à ce sujet.

Le groupe breton paraît avoir connu une longue persistance, des contacts sont attestés avec le Néolithique moyen à la Butte aux pierres (Bellancourt, 1966). On connaît en Loire-Atlantique des gisements comportant des armatures surévoluées (fig. 14, n° 12 à 20) probablement témoins de cette perdurance dans une région où le Néolithique a été assez tardif (Tessier, 1965 - Joussaume, 1970). Il y aura probablement à distinguer entre le groupe breton proprement dit et celui de l'Ouest, tout au moins en ce qui concerne les stades évolués, car le stade moyen paraît le même à Kerjouanno et au Châtelet.

On voit par les graphiques (fig. 16) qu'il existe en Bretagne (Kerjouanno, Malvant) comme dans le pays de Retz (Pte St-Gildas, le Châtelet) un groupe épipaléolithique très homogène avec un outillage commun abondant (60 à 80 %), proche de celui du Tardenoisien, en particulier par les outils sur lamelle du 6e groupe (35 % à Kerjouanno !) (fig. 15, n° 9 à 13 et 27 à 35). Les armatures sont assez variées, leur style est très proche de celui du Tardenoisien, mais leur nature est différente, les « trapèzes atypiques » du Tardenoisien moyen sont remplacés par des trapèzes pygmées à troncatures concaves (fig. 15, n° 4-5), peu nombreux, et nettement dominés par l'ensemble des autres groupes. Il y a déséquilibre entre ceux-ci au très net avantage des triangles (fig. 15, nos 15-26). On ne dispose actuellement d'aucune datation pour ce groupe, mais par analogie avec les autres régions il est probable qu'il est antérieur au développement des trapèzes, si bien caractérisé à Hoedic (fig. 13).

Les graphiques de la figure 17 montrent dans le pays de Retz certains gisements de composition assez différente, avec réduction des outils sur lamelles, développement des lames et lamelles Montbani et transformation des armatures : les trapèzes ne sont pas très abondants, contrairement au cas de la Bretagne (Téviec, Hoedic, Ty Nancien) et il apparaît des armatures spéciales (fig. 14, n° 12-20) (Joussaume, Rozoy et Tessier, 1970) analogues aux armatures de type danubien. On ne connaît pas dans le pays de Retz (ni plus à l'Est) de gisement à trapèzes abondants, et ces armatures à éperon paraissent en tenir la place. Les graphiques (fig. 17) évoquent celui de l'Allée Tortue (fig. 6) et de Birsmatten, horizons 1 et 2 (fig. 23).

Bibliographie : Péquart - Gîot - Rollando - Tessier - Joussaume.

Groupe belgo-néerlandais (fig. 18 à 20).

On y trouve comme dans le Tardenoisien la succession des styles de débitage de Coincy et de Montbani, le style de réalisation des armatures est tout à fait celui du Tardenoisien, mais les types d'armatures sont différents au stade moyen, avec la pointe à base ronde (fig. 19, n° 5) et les pointes à retouches couvrantes (fig. 19, n° 7 à 9), tandis que la pointe du Tardenois manque ainsi que les segments ; en outre, la section oblique sur enclume n'est pas employée. Le stade à trapèzes est beaucoup plus proche du Tardenoisien avec introduction des types d'armatures du Tardenois et du débitage du style de Montbani (Lommel, fig. 20). Le contact avec les Danubiens y est plus précoce qu'en France (fig. 20, nos 20-21). Les lames et lamelles Montbani n'y parviennent que tardivement, de même que la section oblique sur enclume. Avec l'apparition de ces éléments, les gisements très évolués peuvent être considérés comme véritablement tardenoisiens. Ils paraissent avoir été contemporains de stades tardifs de l'Omalien ou même lui être postérieurs, car ils ne contiennent plus d'armatures de type danubien qui étaient présentes à Lommel.

Un certain nombre de particularités du Tardenoisien récent du Tardenois (abondance des grattoirs, latéralisation à droite, apparition de pointes à retouches couvrantes) peuvent être considérées comme provenant de l'influence de ce groupe, c'est-à-dire qu'il y a eu fusion du groupe belgo-néerlandais et du Tardenoisien, tout au moins en Belgique et dans le Tardenois.

Bibliographie : Hamal - Nandrin et coll. 1909, 1913, 1935 - Rozoy, 1970 b - Vogel et Waterbolk, 1967.

Groupe de Haguenau (fig. 21).

Le groupe de Haguenau, seul connu pour l'Alsace et pour tout le Nord-Est, faute de chercheurs, a été trouvé par M. Dillmann dans des sablières des terrasses de la Moder (Dillmann, 1966, 1967, 1968).

L'industrie est proche du Tardenoisien, les pointes triangulaires courtes remplaçant la pointe du Tardenois, mais les segments sont totalement absents, comme les lamelles à bord abattu, et les pointes à base non retouchée sont rares.

Le style de débitage est celui de Coincy (malgré la médiocrité du matériau), mais les armatures sont irrégulières, en fonction d'un mode de fabrication n'employant que peu la section oblique sur enclume (microburin rare). Le groupe se distingue donc du Tardenoisien proprement dit et se rapproche de l'Epipaléolithique du pays de Bade, voisin. C'est toutefois un groupe très proche du Tardenoisien, notamment par la composition de l'outillage commun où figurent des lamelles bordées.

Un stade à trapèzes typiques existe également dans ce groupe, avec débitage du style de Montbani, lamelles Montbani typiques et trapèzes asymétriques avec côté retouché à droite.

Groupe de la Saône (fig. 22).

Ce groupe n'est bien connu qu'au stade moyen, avec les sites de Sermoyer (Combier, 1963), de Crissey (Le Mont) (Gros, 1966), etc. Beaucoup de stations, et notamment sur les berges de la Saône (Ouroux) ont été remaniées par le labourage chalcolithique, avec apport ultérieur de limon scellant le mélange qui a été tenu pour homogène, en contradiction avec les stratigraphies qui l'encadrent (Montclus,, Baulmes, le Poron des Cuèches). La même observation vaut pour Boitrait (Philibert, 1967) où des armatures très évoluées, avec retouches inverses plates, et sans triangles proprement dits, sont associées dans du sable très meuble à des flèches chalcolithiques qui, dans les stratigraphies, leur sont postérieures de plus de mille ans.

La série de Sermoyer (fig. 22) est très proche du Tardenoisien par la variété des armatures (qui exclut le Sauveterrien), par leur style bien régulier, par la faible abondance et la nature de l'outillage commun (lamelles cassées dans des encoches, lamelles tronquées, pièce émoussée)par le débitage du style de Coincy. Toutefois, elle s'en distingue par un déséquilibre entre les groupes d'armatures où les pointes, tant à base retouchée que non retouchée, sont peu abondantes (la pointe triangulaire, n° 28, remplace la pointe du Tardenois, comme en Allemagne) et par le faible emploi de la section oblique sur enclume : les microburins sont trois fois moins nombreux que les armatures, et le rapport passe à 4, 5 et même 10 dans d'autres sites de la région. En outre, si les segments et les pointes de Sauveterre (16 à 20) rappellent les pièces des environs de Paris (Piscop, vallée du Loing), l'abondance des scalènes pygmées longs à petit côté court (nos 26-27), retrouvés au Poron des Cuèches (Mouton et Joffroy, 1957), à Crissey (Le Mont) (Gros, 1966), etc., nous rapprocherait plus des gisements du Sud-Est, tandis que les scalènes courts (n° 23) rappellent le Sauveterrien du Sud-Ouest. Il y a dans la série Gros trois trapèzes atypiques (n° 21) parfaitement analogues à ceux du Tardenoisien moyen, mais aussi deux trapèzes typiques dont le style est tout différent, ils proviennent de lamelles du type de Montbani (n° 32). Ces pièces peuvent provenir d'un apport ultérieur, qui peut avoir été recouvert ensuite par la même dune. Les fouilles envisagées dans plusieurs gisements (dont Sermoyer) nous fourniront peut-être bientôt une vue plus précise de ce groupe de la Saône, de ses rapports avec les groupes voisins et de son évolution, où il serait surprenant que les lames et lamelles Montbani (non signalées jusqu'à présent) ne jouent pas un rôle important. Un premier sondage (Combier, 1963) aurait montré plus de microburins à Sermoyer qu'il n'en a été trouvé en surface : y a-t-il eu plusieurs occupations ?

Groupe de Birsmatten (fig. 23 à 26).

Les nombreux gisements de la vallée de la Birse, au Sud de Bâle (Lùdin, 1960), sont eux aussi proches du Tardenoisien vrai. La stratigraphie de Birsmatten (Lùdin, 1960 - Bandi, 1963) débute au stade moyen (fig. 24, horizon 5) avec un déséquilibre entre les groupes d'outils en faveur des pointes à base non retouchée (pointes courtes, du type allemand) et des triangles. L'outillage commun est beaucoup plus abondant que dans le Bassin parisien (85 % au début), avec une masse considérable d'éclats retouchés sans forme bien déterminée (2e groupe, fig. 24, nos 6 à 17).

La section oblique sur enclume est employée, son usage diminuera de plus en plus.

Les horizons 4 et 3 se rapprochent plus du Tardenoisien par un certain équilibre entre les groupes d'armatures, qui sont plus abondantes (35 %, fig. 23), et dont le style est plus régulier que dans le groupe de Haguenau (fig. 25).

Le débitage est celui de Coincy, à peine modifié par la mauvaise qualité du matériau. Apparition précoce des lamelles Montbani dans l'horizon 3 (sur lamelles du type de Coincy) (fig. 25, n° 10-11).

Par contre, les horizons 2 et 1 se séparent nettement du Tardenoisien parce que les trapèzes typiques demeurent rares (2 à 3 %) malgré la réduction (horizon 2) et la disparition (horizon 1) des autres armatures. Ces deux horizons contiennent des harpons plats en bois de cerf (fig. 26, n° 31) qui dans d'autres gisements suisses ont été tenus à tort pour aziliens, et remplaçaient peut-être les trapèzes (?). L'outillage se réduit à la fin de la séquence aux lames et lamelles Montbani (45 %, sur supports du style de Montbani) et aux outils communs qui n'ont guère varié. Le contact avec les Danubiens est attesté dès l'horizon 2 par des armatures typiques (fig. 26, n° 32). Il y a des galets coloriés dans tous les horizons ainsi que des poinçons en os.

Groupe d'Ogens (fig. 27).

Ce groupe (Egloff, 1963), centré sur l'Ouest de la Suisse, s'étend sans doute en France où ses limites restent à préciser (Culoz ? qu'il faudrait pouvoir juger pièces en mains) (Vilain, 1966). Le stade moyen y est très pygmée, avec forte dominance des triangles et présence de pointes à deux bords abattus et de pointes triangulaires (fig. 27, nos 1-26). Le débitage est proche de celui de Coincy. Le style des armatures n'est pas du tout celui du Tardenoisien, la section oblique sur enclume est pratiquement inconnue, l'autonomie du groupe est fortement marquée. Ogens a fourni une datation par le radiocarbone à 6580 ± 100 A. C.

Le stade à trapèzes est connu à Baulmes (Egloff, 1967 a, 1967 b) (fig. 27, n° 27-42) où il surmonte le stade moyen dont il est séparé par des éboulis stériles. Contrairement à ce qui a été observé à Birsmatten où les triangles subsistent dans toute l'épaisseur de l'horizon 2, il n'est pas connu à Baulmes de couche associant les trapèzes à d'autres types d'armatures. Ce remplacement brutal du stade moyen par le stade récent est la règle, semble-t-il, en Allemagne et au Danemark, où l'on conteste généralement, sur cette base, l'unicité culturelle de la période, qui apparaît plus facilement en France (Montclus, Châteauneuf, Birsmatten). Les deux couches supérieures de Baulmes sont caractérisées par des trapèzes assez abondants (nos 27 à 30) (mais sans harpons en os), des armatures de type danubien (nos 31-32), et des lames et lamelles Montbani bien typiques, sur débitage du style de Montbani (nos 33 à 37 et 40). Au-dessus de ces couches à trapèzes, sans stérile interposé, se trouve du Cortaillod récent (n° 43) dont l'industrie ne comporte aucune trace d'une ascendance éventuelle dans la couche d'Epipaléolithique récent : cette séquence confirme fortement celle proposée (avant sa découverte) pour le Bassin parisien (Rozoy, 1967 a et c, 1968 a).

LE MONTADIEN

A l'abri Corneille à Istres (Escalon, 1967) fut trouvée par Escalon une remarquable séquence du Montadien, qui semble se relier au Paléolithique supérieur (Romanellien) et qui passe vers le haut au Castelnovien à trapèzes. Celui-ci aurait donc une double origine dans le « Sauveterrien » de Montclus et dans le Montadien. Ce dernier est une culture initialement sans aucun microlithe et où les outils denticulés sur éclats dominent les outils sur lames. Il s'agit donc dans l'extrême Sud-Est de la France d'un groupe très différent, à son origine (et peut-être parce qu'il dérive d'une autre culture paléolithique), tant du Tardenoisien que des Sauveterriens. Son évolution est néanmoins convergente vers le Castelnovien à trapèzes et lames et lamelles Montbani. Des études plus détaillées restent cependant à entreprendre, en particulier pour préciser la nature des outillages communs à Montclus et Châteauneuf, dont M. Escalon a pu écrire que si l'on en ôtait les microlithes, on pourrait les confondre avec du Montadien (Escalon, 1967, p. 210). Là encore, la question se pose probablement en termes de localisations d'outillages. Il pourrait en être de même de l'Arudien (Laplace, 1953, 1966).

CONCLUSION

Ce résumé extrêmement schématique ne représente qu'un état momentané de la recherche personnelle de l'auteur, recherche fondée sur la manipulation et l'examen approfondi des pièces dans des séries homogènes non triées et non dispersées. Divers éléments importants exigeant des études plus approfondies, qui figureront dans un ouvrage en préparation, n'y sont pas traités ou ne sont qu'évoqués. Citons en particulier le problème des localisations d'outillages (qui se rencontrent dans tous les groupes où un nombre suffisant de séries étudiables est à disposition, et permettent de supposer un certain degré de division sociale, géographique ou saisonnière du travail), la question artistique, pour laquelle les documents sont peu nombreux, mais intéressants, celle des sépultures, celle du mode de vie, où aucune trace de production des aliments n'est décelable, etc.

L'importance ethnographique extrême de ces éléments ne saurait être contestée, mais pour être utilisables ils doivent concerner des groupes humains définis chronologiquement et géographiquement, et dont les rapports soient saisissables. En l'état actuel de nos connaissances, l'analyse typologique détaillée des objets en silex est, pour l'Epipaléolithique, le seul procédé permettant ces identifications de groupes et de leurs relations et filiations. Pour l'instant le tableau géographique est encore incomplet, nombre de cultures régionales restant à individualiser, en particulier dans le centre de la France et le sud-est de la Belgique. Toutefois, une vue d'ensemble peut être obtenue, dont les lignes principales ne paraissent pas devoir subir de modifications importantes. Il a paru d'autant plus intéressant de la fournir sans tarder, en raison de la longueur et de la minutie nécessaire des études de détail, qui demanderont la participation de nombreux chercheurs (1).

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REMERCIEMENTS

Cette étude a été rendue possible grâce à la collaboration désintéressée de nombreux chercheurs, pour la plupart des amateurs bénévoles, qui ont bien voulu recevoir l'auteur, le conseiller, le conduire sur les gisements, discuter ses hypothèses, et lui laisser étudier en détail et publier le fruit de leurs travaux sur le terrain pendant de longues années ; il s'agit souvent de découvertes inédites.

Cette attitude scientifique véritablement moderne, que l'on ne rencontre pas toujours chez certains professionnels, doit être saluée comme il convient. Sans pouvoir nommer ici tous ceux dont les travaux et les avis ont permis l'élaboration de la conception d'ensemble, l'auteur exprime sa reconnaissance, pour les gisements et régions exposés ci-dessus, à MM. Bandi, Barrière, Bauer, Bellancourt, Champagne, Daniel, De Laët, Destexhe, Dillmann, Egloff. Escalon de Fonton, Espitalié, Ferrier, Giot, Gouletquer, Gros, Haeck, Jacq, Joris, Largouët, Lùdin, Minot, Mariën, Parent, Péron, Rollando, Tessier, Van Espen, Vignard, Waterbolk.

Sauf indications contraires, tous les dessins ont été relevés par l'auteur d'après les pièces, et les types sont représentés proportionnellement à leur nombre dans la série étudiée.

Les graphiques et l'exécution définitive des dessins sont dus à la plume habile de mon ami Clément Marolle, toujours si dévoué.

LÉGENDES DES ILLUSTRATIONS

Fig. 1. - La Sablonnière de Coincy.

Gisement éponyme du Tardenoisien (coll. Daniel). 1 à 17 : outils communs ; 18 à 49 : armatures microlithiques.

Fig. 2. - Piscop.

Gisement éponyme M1 (coll. Daniel); analogie étroite entre ce gisement près de Paris et ceux du Tardenois (voir fig 1).

Fig. 3. - Allée Tortue.

Gisement-type du Tardenoisien final (coll. Parent). Les détails des trapèzes permettent d'affirmer la filiation avec Montbani-13, les armatures de type danubien (n° 9) sont un bon repère chronologique. Dessins R. Parent et Cl. Marolle.

Fig. 4. - Montnani-13.

Gisement-type du Tardenoisien récent (coll. Daniel). Les trapèzes ont la grande troncature tournée vers la droite. Dessins R. Daniel.

Fig. 5. - Proportions des outils dans le Tardenoisien moyen.

La similitude des graphiques est frappante. Gisements : St-Pierre-les-Nemours, Chaville-3. Désert d'Auffargis, Troglodyte, Piscop, Sablonnière de Coincy (coll. R. Daniel).

Fig. 6. - Proportions des outils dans le Tardenoisien moyen (La Sablonnière), récent (Montbani, Parc) et final (Allée Tortue).

Fig. 7. - Les Rochers d'Auffargis.

Foyer II (coll. Vignard, choix). Les trapèzes au Sud de la Seine ont la troncature tournée vers la gauche.

Fig. 8.

1 à 18 : St-Laurent-Médoc (coll. Ferrier), tableau équilibré parmi les armatures (l'outillage commun est très réduit) ; les deux tiers des pièces présentent un bordage extrêmement fin. 19 à 22 : Rouffignac : trapèzes de la couche 3 (20 à 22 : trapèzes du Martinet). L'outillage commun de cette couche (82 %) est dominé par les éclats retouchés (30%) et les lames et lamelles Montbani (23%).

Fig. 9. Rouffignac, couche 5 b (fouilles Barrière), Sauveterrien ancien.

Les armatures microlithiques ne représentent que 8% de l'outillage (24% dans la couche 4 c).

Fig. 10. Proportions des outils à Rouffignac (fouilles Barrière).

(La couche 5 b est la plus profonde). L'outillage commun est radicalement différent de celui du Tardenoisien, beaucoup plus abondant, avec peu d'outils sur lamelles du 6e groupe (comparer avec fig. 5/6). Il est possible que l'abondance des couteaux à dos dans la couche 5 b, celle des triangles dans la couche 5 a, tiennent à des localisations d'outillages.

Fig. 11. Groupe de Montclus; d'après Escalon.

1 à 13 : Montclus, couches inférieures (18 à 22) ; 14 à 32 : Castelnovien ; 14 à 16, 18, 19 : Montclus, couche 11 B ; 17, 20 à 33 : Châteauneuf-lez-Martigues, couches 7 à 8. Choix de pièces typiques.

Fig. 12. Gisements épipaléolithiques cités dans cet article (des gisements importants manquent à cette carte, et même des groupes entiers).

A.C. : Abri Cornille. — A : Auffargis (Les Rochers). •— B Belloy-sur-Somme. ■— Ba : Baulrhes. — Be : Bel-lefonds. — Bg : Beaugency. — Bi : Birsmatten. — B.P. : Butte aux Pierres. — B.R. : Borie del Rey. — C : Coincy (La Sablonnière). — Chain. : Chaintréauville. — Cht : Châteauneuf-lez-Martigues. — Chv : Chaville. — Cu : Cuzoul de Gramat. — E : Ermeloo. — F : Fère-en-Tardenois (Allée Tortue). — G : Gand (Port-Arthur). — Hag : Haguenau. — Hat : Hatert. — Hg : Hergenrath. — Ho : Hoedic. — Hv : Hédouville. — J : Jägerliaus. ■— K : Kerjouanno. — La : Lautereck. — La M : La Montade. — Le : Lendemain (grotte du). — Le M : Le Mont (Crissey). — Le Ch : Le Châtelet. — Les Ch. : Les Charmes (Sermoyer). — L.F. : Les Fieux. — Lo : Lommel. — L.S. : Les Salzets. — L.T. : La Torche. — Ma : Malvant. — Mar : Marlemont. — Mb : Montbani. — Me : Montclus. — N : Nanteuil - Le - Haudouin. — Og : Ogens. ■— Oi : Oirschot. —■ O : Omal. — P : Piscop. — Po : Poron des Cuèches. — Pot : Potelberg (Flobecq). — R : Rouffignac. — St G : St-Gildas (pointe). — St : M. :St-Laurent-Médac. — St P : St-Pierre - les - Nemours. — Sa : Sauveterre-la-Lémance. S.B. : Sous-Balme (Culoz). — Se : Sébouville. — So : Sonchamp. — St : Steinbergwand. — T : Téviec. — Tr : Troglodyte. — Ty : Tylam, Ty Nancien. — V : Vieilles. — Vf : Villeforceix. — W : Wommersom. — Z : Zonhoven.

Fig. 13. Hoedic.

Choix d'armatures typiques (les proportions correspondent à celles de la collection Péquart, dans son état de conservation actuel ; il y a en outre 35 % d'outils communs, dont la moitié sur éclats). Collections Minot, Péquart et Société Polymathique du Morbihan. Le n°5 (Minot) porte des traces de résine ou goudron.

Fig. 14.

1 à 11 : pointe de La Torche (coll. Musée Préhistorique Finistérien). Choix de pièces typiques. — 12 à 20 : Ste-Marie (L.-A.) (Coll. Tessier) : armatures à éperon. L'opposition entre les deux parties de cette figure montre la divergence entre le groupe breton et le groupe de l'Ouest au stade récent.

Fig. 15. Kerjouanno (coll. Largouët)

Probablement stade moyen

Fig. 16. Proportions des outils

Proportions des outils à la Pointe St-Gildas et Le Châtelet (pays de Retz), Kerjouanno et Malvant (Bretagne), commentaires dans le texte.

Fig. 17. Proportions des outils

Proportions des outils dans deux gisements du pays de Retz (Ste-Marie, L.-A.). Probablement stade récent ou final.

Fig. 18. Proportions des outils

Proportions des outils dans deux gisements du pays de Retz (Ste-Marie, L.-A.). Probablement stade récent ou final.

Fig. 19. Grand-Port-Arthur (coll. Université de Grand)

Les outils communs sont sous-représentés ; toutefois ils ne sont pas plus abondants que dans le Tardenoisien.

Fig. 20. Lommel

Série en grès-quartzite de Wommersom, coll. Hamal-Nandrin, Musée du Cinquantenaire.

Fig. 21. Groupe de Haguenau

Choix de pièces typiques, d'après Dillmann, après contrôle sur les pièces. — 1 à 15 : Haguenau-Marxenhouse, sablière Sturm, zone sans trapèzes. 16 à 20 : Haguenau-Marxenhouse, sablière Sturm, zone à trapèzes.


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